Les Trois Sœurs

D’Anton Tchekhov . Mise en scène Jean-Claude Fall

Il y a 100 ans  

Il y a 100 ans commençait l'un des temps forts de notre histoire. La Russie commençait sa Révolution. Partout, étudiants, ouvriers, paysans rêvent d'un monde meilleur. Le monde ancien tombe en ruine, les anciens propriétaires sont expulsés, les nouveaux arrivants sont là avec leurs naïvetés, leurs maladresses, leur esprit de revanche, leur soif de pouvoir, leur désir de bien faire, leur humanité avec ses bassesses et ses rêves.
Il y a 100 ans, Tchekhov écrivait Les Trois Sœurs comme une métaphore de ce qui secouait la Russie et le monde. Ce faisant, il faisait aussi une véritable « révolution » théâtrale. Plus de héros, plus d'anecdote, plus de fable et de grandes phrases édifiantes. Les Trois Sœurs  est une pièce écrite en creux, une pièce sans héros et sans histoire ou plutôt si, le héros c'est cette maison dont les sœurs sont expulsées, et l'histoire c'est celle qui est en marche, qu'on devine, qui commence, porteuse de tant d'espérances et d'interrogations.
Les Trois Sœurs agit un peu comme un point de repère. A partir d'elles et à l'aune de notre histoire nous pouvons mesurer le chemin parcouru, nos errances, nos espoirs déçus, notre foi en l'avenir et en l'homme, en ce qui rassemble et ce qui fait rêver.

Jean-Claude Fall

« Si on savait ! Si on savait ! » 

La plainte lyrique des trois sœurs, serrées les unes contre les autres, s'est fait entendre pour la première fois le 31 janvier 1901 au Théâtre d'Art de Moscou.
Cent ans plus tard, on sait ce qu'a été l'Histoire avec ses déchirures, ses convulsions, ses élans et ses drames. Le monde évoqué a été balayé, recomposé, défait. On pressent là qu'une société est prête à basculer et cherche confusément des raisons d'espérer pour sortir de l'immobilisme, de l'abandon, du malheur.
Rien n'est expliqué cependant. Rien n'est clair. Ce n'est pas une pièce idéologique ou sociologique, mais un tissage délicat de propos presque anodins. Faits et gestes, paroles et objets ont été observés attentivement à un moment donné, en des lieux précis, et jetés là dans une composition scénique extrêmement subtile et simple. « L'artiste ne doit pas être le juge de ses personnages et de ce qu'ils disent mais seulement le témoin impartial », déclare un jour Tchekhov à l'éditeur Souvorine. Ce faisant, nous le savons aujourd'hui, il invente une nouvelle façon d'écrire pour le théâtre.
La pièce, depuis, est sans cesse rejouée, sollicitant l'imagination des acteurs, des metteurs en scène, du public. Par sa beauté, sa grâce, sa musicalité. Sans doute. Mais aussi  pour le principe d'incertitude constamment à l'œuvre, pour l'ironie qui pointe. Dans la maison des Prozorov, les personnages sont à la fois proches et lointains, quotidiens et mythiques, ridicules et poignants. Ils nous parlent à travers les rires et les larmes. Comme eux, nous ne savons toujours pas pourquoi l'on aime, toujours pas comment affronter l'usure du temps. Et nous ne savons toujours pas renoncer à l'espoir et au rêve que « dans deux cents ou trois cents ans la vie sur la terre sera belle, étonnante, au-delà de ce qu'on peut imaginer ».

Gérard Lieber

Une des œuvres majeures du théâtre du vingtième siècle

La saga des Trois Sœurs est une des œuvres majeures du théâtre du vingtième siècle.

Les sœurs Prozorov rêvent de Moscou. Seules dans une petite ville de garnison, elles n'espèrent, ne désirent qu'une chose, retourner à Moscou, « leur » ville. Au fil du temps, de leurs amours, de leurs désamours, des « accidents » de leurs vies, elles se retrouvent « expulsées » de leurs rêves, de leur maison, de l'histoire. De petits abandons en petits renoncements, leur joie de vivre, leur rire, leurs passions s'amoindrissent. Elles vont finir par disparaître et se fondre dans la masse anonyme.

« Personne ne possède la vérité définitive »

Les héros de Tchekhov ou bien sont eux-mêmes malheureux, souffrant de la faillite de leurs illusions (de leurs espérances anciennes, de leurs points de repères), ou bien font le malheur des autres, en portant leur « vérité », leur « idée universelle » au rang d'absolu.
C'est précisément cela qui est la source d'un cercle vicieux, d'un enchaînement de malheurs et de déboires, que chacun d'eux inflige à quelqu'un d'autre – continuellement ou l'espace d'un seul instant, le temps d'une réplique.
Cette conclusion que Tchekhov avait ramenée de son voyage au bagne de Sakhaline, « c'est nous tous qui sommes coupables » –  est étendue, cette fois, à toute la sphère des relations quotidiennes, aux malheurs que s'infligent l'un à l'autre des gens normaux, « ordinaires ».
Montrer la responsabilité de chacun dans l'état général des choses est aux yeux de Tchekhov plus important que de rejeter la faute tout entière sur un mal qui se trouverait à l'extérieur de nous-mêmes, sur tel ou tel personnage porteur de mal. (…)

Vladimir Kataev - Traduction Françoise Lesourd - Magazine Littéraire n° 299 -  Mai 1992

Les Trois Sœurs et l'histoire russe

Au fil de ses représentations, cette pièce, née avec le siècle, a accompagné l'histoire de la Russie.

Lorsque la révolution d'Octobre survint en Russie, il y avait 17 ans que Les Trois Sœurs était au répertoire du Théâtre d'Art de Moscou, la guerre civile se déchaîna, un type complètement nouveau de spectateurs se mit à fréquenter le théâtre, et Constantin Stanislavski, interprète du rôle de Verchinine, racontait qu'il se sentait mal à l'aise de devoir présenter à un public de soldats et de marins les amours de Macha et de Verchinine, d'une dame et d'un officier, d'un « galonné ». La pièce de Tchekhov, à ses yeux, avait perdu tout intérêt et était devenue totalement étrangère au spectateur d'après la révolution.

Pourtant, un quart de siècle plus tard, lorsque pendant la Seconde Guerre mondiale, Les Trois Sœurs fut jouée sur la scène du Théâtre d'Art dans une nouvelle mise en scène, le commentateur de la Pravda, David Zaslavski, affirma que Verchinine était le héros positif de la pièce, l'héritier des idées progressistes de l'intelligentsia russe, tandis que la principale figure négative de la pièce était le baron Touzenbakh. Comment aurait-il pu en être autrement, puisqu'il est allemand ; et la plus jeune des trois sœurs, Irina, a bien raison de ne pas répondre à l'amour de cet Allemand blondasse, car elle le ressent comme un étranger, comme quelqu'un qui ne saurait être des nôtres.

Cette pièce de Tchekhov a connu un grand nombre d'interprétations qui, chacune en son temps, apparurent comme « magistrales ».
Tchekhov eût-il songé, alors que, loin de son cher Moscou, reclus dans son « île du diable » – c'est ainsi qu'il nommait Yalta –, il composait Les Trois Sœurs pendant la première année du siècle nouveau, dans quelles tribulations son œuvre allait se trouver entraînée, accompagnant en cela l'histoire du pays, partageant les destinées de l'intelligentsia russe?

Si l'on considère les différentes étapes suivies par le théâtre russe dans son approche de cette pièce, on peut distinguer plusieurs grandes dates : 1901, 1940, 1964, 1981 et enfin 1991, chacune étant liée à un tournant dans l'histoire de la Russie. Ainsi, ces différents points de repère qui jalonnent la vie des Trois Sœurs à la scène déroulent à nos yeux la chronique du drame spirituel vécu par le pays pendant presque tout un siècle.

Le début du siècle, 1901, est l'époque où le Théâtre d'Art encore tout nouveau met en scène Les Trois Sœurs pour la première fois. La pièce est jouée au cours d'une tournée à Saint-Pétersbourg, et c'est précisément lors de ces journées que les cosaques dispersent à coups de « nagaïka » l'une des premières manifestations politiques en Russie tzariste. L'un des deux auteurs du spectacle, Vladimir Nemirovitch-Dantchenko, avait organisé toute l'action suivant deux lignes directrices : main-mise progressive de Natacha sur la maison et naufrage des espoirs (ceux des sœurs et de leurs amis officiers). La fin de la pièce est marquée par le triomphe de la « pochlost », la trivialité agressive de la petite-bourgeoisie. Le résultat, c'était un spectacle sur la vie malheureuse de gens malheureux. La note dominante, un désespoir sans issue. On peut en juger d'après les réactions de divers spectateurs, telles qu'elles nous sont parvenues. L'écrivain Léonide Andréiev disait ainsi : « Quand j'assiste à cette pièce, au théâtre, je cherche des yeux, au plafond, un crochet auquel aller me pendre, tant le désespoir suscité par ce spectacle est dépourvu de toute lueur ». Peu après, le philosophe Léon Chestov, dans un essai consacré à Tchekhov, le nommait « assassin des espérances humaines ». C'est pour une grande part sous l'influence de ce spectacle que naquit le mythe d'un Tchekhov pessimiste froid et cynique, ou, à l'inverse, observateur sentimental des malheurs, des faiblesses humaines. Cette mise en scène devait ensuite conquérir l'Amérique lors des tournées du MKHAT dans ce pays en 1923-24, mais, dans son pays d'origine elle disparut rapidement de la scène.

Puis on passe à l'année 1940, avec le nouveau MKHAT. Le spectacle des Trois Sœurs est monté par le même Nemirovitch-Dantchenko, au bout de près de 40 ans. Nemirovitch-Dantchenko rend ainsi Tchekhov à la scène soviétique, après plusieurs décennies pendant lesquelles le théâtre et la critique russes s'étaient trouvés désemparés en face de Tchekhov, ne sachant comment le jouer dans les conditions de vie nouvelles, dans un contexte nouveau, devant un spectateur nouveau. Nemirovitch-Dantchenko élevait ainsi une sorte de monument à son amitié pour Tchekhov, montrant, grâce à une nouvelle génération de jeunes acteurs, comment on pouvait vivre sa pièce à cette époque.
La tonalité de ce spectacle est tout autre. En dépit de tout, la foi dans l'avenir, les rêves d'avenir, allaient s'affermissant. « A Moscou ! A Moscou ! » – cette année-là, précisément, l'exclamation des trois sœurs sonnait effectivement comme une invitation à partir pour Moscou. Toutes les trois, ces créatures sublimes, poétiques, éthérées, représentaient une force positive qui s'opposait à la trivialité agressive. La maison tombait aux mains de Natacha, Soliony tuait le fiancé d'Irina, leur frère André tombait peu à peu dans la déchéance, mais les trois sœurs gardaient jusqu'au bout sans compromission leur esprit antibourgeois, leur regard tourné vers l'avenir et Verchinine, Touzenbakh, dans cette interprétation, apparaissaient comme leurs alliés.
Le monologue de Touzenbakh, où il est question de cette immense tempête qui s'avance sur nous, prenait ici une résonance tonique, comme celui de l’« oiseau des tempêtes » (annonciateur de la révolution) chez Gorki. Le metteur en scène, afin de renforcer le mode majeur du spectacle, avait supprimé les dernières répliques de Tcheboutykine : « Peu importe, peu importe ». Le conflit qui oppose les héros était très accentué.

C'est à cette mise en scène des Trois Sœurs que nous devons les poncifs de l'imagerie soviétique officielle, qui ont envahi pour des décennies les manuels universitaires et scolaires, les articles et les livres, et qui présentent Tchekhov comme l'adversaire de la trivialité, de l'esprit petit-bourgeois, affirmant les valeurs du travail, de la culture, et (dans les variantes les plus vulgaires) le héraut de la révolution et le précurseur du réalisme socialiste.

Ils s'en vont loin de nous, l'un d'eux nous a quitté tout-à-fait, à tout jamais, nous restons seules pour recommencer à vivre. Nous devons vivre… nous devons vivre…

Bien entendu, ce spectacle prestigieux (qui n'a jamais quitté le répertoire) ne se réduit pas le moins du monde à un triomphalisme primitif, il n'affirmait aucun conformisme à l'égard du nouveau pouvoir. Nemirovitch-Dantchenko et ses acteurs avaient exprimé la sensibilité de l'intelligentsia russe entre deux terribles tempêtes. Celle des purges et des répressions de l'année 37 venait de s'éloigner. Les paroles de Macha : « Ils s'en vont loin de nous, l'un d'eux nous a quitté tout-à-fait, à tout jamais, nous restons seules pour recommencer à vivre. Nous devons vivre… nous devons vivre… » prenaient une résonance toute spéciale, surtout à la veille d'une autre effroyable tempête, celle de la guerre, dont chacun sentait l'approche, et dans le souvenir de plusieurs générations ce spectacle est resté comme un moment de clarté et d'harmonie à peine imaginable, en marge de deux déluges de cacophonie, de chaos, de fracas et de sauvagerie, qui allaient grossissant et ne tarderaient pas à se rencontrer.

Puis vint le milieu des années 60. L'époque de Staline appartient désormais au passé, celle du dégel est terminée. Une nouvelle génération de metteurs en scène propose de nouvelles interprétations des Trois Sœurs. Ce sont les mises en scène d'Anatoli Efros à Moscou et de Gueorgui Tovstonogov à Leningrad qui firent l'événement. Ces spectacles proposaient une nouvelle vision des revers et des souffrances éprouvées par les principaux héros de la  pièce. Oui, semblaient affirmer de conserve le metteur en scène et les acteurs, ils étaient tous – les trois sœurs et leurs amis officiers –, des gens bien élevés, d'un haut niveau moral et intellectuel, ils valaient mieux que tous ceux qui les entouraient dans cette petite ville perdue au fin fond de la province, et pourtant, n'étaient-ils pas eux-mêmes responsables de leurs souffrances ? N'avaient-ils pas eux-mêmes ouvert la voie, par leurs démissions, leur complaisance, leur faiblesse, leur passivité, à la trivialité agressive ? Dans les personnages des trois sœurs, de Verchinine et de Touzenbakh, on voyait de belles âmes, certes, mais des rêveurs velléitaires. Leurs discours et leurs espoirs étaient séduisants et poétiques, mais ils n'avaient la force ni de se défendre, ni de faire advenir ce futur dont ils rêvaient.
C'était l'époque du slogan « le bien doit savoir faire le coup de poing ». Ces spectacles reflétaient fidèlement l'état général des esprits. Après l'explosion romantique des espoirs nourris par l'intelligentsia au moment du dégel khrouchtchévien, il était clair  pour tout le monde que le mal n'était finalement pas prêt à abandonner la partie, et à céder la place au bien.
Anatoli Efros disait : « Mon amour pour Tchekhov ne doit pas m'aveugler sur la distance qui nous sépare de l'auteur et de sa pièce – il doit intégrer cette distance, qu'un si grand nombre de transformations dans la vie et dans l'art ont creusée ». Et la tonalité fondamentale de son spectacle était la tristesse, la douleur, le désespoir, c'était une sorte de retour  à celle de 1901. Quoi d'étonnant à ce que le spectacle d'Efros ait été éreinté précisément par les actrices de MKHAT qui avaient joué le rôle des Trois Sœurs en 1940, et qui étaient passées entre-temps à la direction du théâtre.

Vous avez rêvé de l'avenir, vous lui avez consacré votre vie ? Eh bien, le voici, il est là, cet avenir.

Le début des années 80 marque une nouvelle étape. La pièce est montée par Iouri Lioubimov, au théâtre de la Taganka, à Moscou. Le dialogue se poursuit avec les héros, avec cette distance qui se creuse toujours plus entre la pièce et l'époque contemporaine, et avec les précédentes mises en scène des Trois Sœurs. Le metteur en scène semblait dire à ceux qui se trouvaient sur scène et à ceux qui étaient dans la salle : « Vous avez rêvé de l'avenir, vous lui avez consacré votre vie ? Eh bien, le voici, il est là, cet avenir ». Le mur du théâtre s'entrouvre (les moyens techniques dont dispose le nouveau théâtre de la Taganka permettent ce genre de prodige) et nous découvrons le Moscou d'aujourd'hui. « Le lieutenant-colonel Verchinine, de Moscou » fait son apparition, tenant à la main un filet rempli de provisions pour lesquelles il vient vraisemblablement de faire la queue, l'intrigue bien connue se poursuit, les monologues et les répliques se succèdent, tandis que se prépare et s'accomplit un sinistre méfait, l'assassinat de Touzenbakh. L'ordonnance formelle du spectacle est envahie par des images de caserne ; on perçoit par instant comme un sinistre grincement métallique. (…)
L'une des  toutes dernières versions des Trois Sœurs est le spectacle du metteur en scène post-moderniste Iouri Pogrebnitchko, à Moscou. Il reflète la mentalité de notre temps, celle, pourrait-on dire, d'une désintégration complète (…) désagrégation générale que nous vivons actuellement et qui d'ici là aura été surmontée espérons-le. (…)

Malgré toutes les différences de conception proposées par ces mises en scène, il existe entre elles quelque chose de commun, qui autorise à dire que Les Trois Sœurs n'ont pas encore été vraiment comprises, malgré de nombreuses versions scéniques remarquables.
Bien souvent, les auteurs de telle ou telle interprétation (pas seulement théâtrale), en voulant exprimer leur façon de comprendre le texte, coupent arbitrairement certains fragments qui leur paraissent inutiles, arrêtent en quelque sorte leur lecture de la pièce avant la fin, ou bien sortent du contexte les répliques ou les monologues percutants dont ils ont besoin. Mais il ne s'agit pas seulement d'un comportement arbitraire vis-à-vis du texte de la pièce, le plus important, c'est que dans tous ces spectacles nous avons une compréhension non tchékhovienne du conflit dramatique.
Le conflit est ce qu'il y a d'essentiel dans une œuvre dramatique, et c'est la première chose que Tchekhov s'est mis en devoir de réformer lorsqu'il a ouvert, grâce à ses pièces, de nouvelles voies dans le théâtre mondial. Tout le monde voit, dans Les Trois Sœurs, la mise en opposition de certains personnages avec d'autres, un conflit fondé sur l'opposition, les confrontations en puissance, de certains héros avec d'autres, alors que pour Tchekhov, cette mise en opposition et en conflit des différentes forces était un stade dépassé. La mise en relation des héros, dans le conflit, est chez lui différente. Le sens profond des Trois Sœurs n'est pas dans la représentation de la vie malheureuse de gens malheureux. C'est Tchekhov lui-même qui nous permet de pénétrer plus avant dans les raisons du malheur que vivent ses héros. (…)

Vladimir Kataev -Traduction Françoise Lesourd - Magazine Littéraire n° 299 - Mai 1992

Les Trois Sœurs  
D’Anton Tchekhov
Mise en scène Jean-Claude Fall

Dramaturgie Gérard Lieber
Décor Gérard Didier
Costumes Marie Pawlotsky  
Musique Marc Marder
Assistant à la mise en scène Marc Baylet
Texte français Jean-Claude Fall

Avec

Jacques Allaire (Kouliguine, mari de Macha), Madeleine Attal (Anfissa, la nourrice), Fabienne Bargelli (Olga Serguéieva Prozorov), Roxane Borgna (Natalia, fiancée puis femme d’Andréi), Yann Burlot (Andréi Serguéievitch Prozorov), Hervé Dartiguelongue (Fedotik, sous-lieutenant), Fouad Dekkiche (Soliony, capitaine), Malik Faraoun (Verchinine, lieutenant-colonel), Yves Ferry (Tcheboutikine, médecin-militaire), Robert Florent (Feraponte, gardien du conseil du Zemstvo), Isabelle Fürst (Macha Serguéieva Prozorov), Alex Selmane (Touzenbach, lieutenant), Christel Touret (Irina Serguéieva Prozorov), Frédéric Tournaire (Rodé, sous-lieutenant)

Création

Production Théâtre des Treize Vents / Centre Dramatique National de Montpellier Languedoc-Roussillon

Création 2000

Remerciements à Aglaïa Romanovskaïa pour l’établissement du texte français

Le texte de la pièce est édité par Éditions Espace 34 en décembre 2000